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Par Jean-Philippe THEYSKENS


« Bienheureux le peintre qui à la grâce et bienheureux ceux qui savent regarder ses tableaux » Norge

Un aîné pour Nervia.

Rodolphe Strebclle prend place parmi les membres fondateurs de Nervia. En 1931 toutefois, il précise a un critique qu'il en verra quelques toiles à un groupe montois qui vient de le lui proposer : Nervia... Sans le retrouver a La Louvière en 1928 aux côtes de Louis Buisseret. Auto-Carte. Léon Navez et Taf Wallet dont les tableaux accompagnent la présentation de Léon Devos, il figure cependant aux cimaises de la seconde exposition du groupe en 1929 a la galerie Apollo de Bruxelles. Sa présence. par la suite, sans être constante, sera fidèle jusqu'en 1938. Né à Tournai le 22 juin 1880, Strebelle devance en âge Auto-Carte et Buisseret de quelques années, mais de beaucoup plus Devos, Navez. ou Wallet. En 1929, la maturité artistique alors toute récente de cet artiste tard confirmé. son origine hennuyère et des préoccupations stylistiques communes l'associent tout naturellement au groupe.Mais (c’est peut-étre plus en tant que "grand frère, compagnon de route réservé mais attentif que le bénéficiaire du "Prix du Hainaut"de 1930 trouve sa place parmi les autres Nerviens. Avant de prendre part à leurs activités il compte à son actif deux expositions personnelles. Des contributions plus nombreuses à des salons - dont certains à l'étranger et à la naissanced'autres cerclesétoffent un parcours discret mais apprécié qu'accompagnent quelques publications élogieuses. Différentes circonstances matérielles ont sans doute empêché Strebelle de s'affirmer comme artiste avant l’ âge de trente ans Comme il aimait le rappeler, il fut d'abord artisan. Peu après son arrivée a Bruxelles a 13 ans avec sa mère et ses petites sœurs, le père avant délaissé le fover. il suit les cours du soir d'Adolphe Crespin a l'Académie des Beaux Arts de Schaerbeek ou la famille réside.

Plus tard, après ses heures de travail, il perfectionnera patiemment son art, huit ans durant, dans les ateliers du soir de Jean Delville et Isidore Verheyden à l'Académie de Bruxelles. Ses dons pour le violon complètent sa culture artistique. Mais des prolèmes de santé et une otite mal soignée l’éloignent de la musique en 1913.L’intervention chirurgicale au cerveau qu’il subit le laisse partiellement sourd ; il souffre d’hypersensibilité. Il doit également renoncer à ses activités de décorateur à l’atelier Crespin. Ce dernier l’avait rapidement engagé comme aide et lui permit ainsi, à l’âge de 14 ans et pendant quinze années de venir en aide à sa mère et ses sœurs. Mélancolie et tristesse assaillent maintenant régulièrement Strebelle.Il s’ essaye un temps au commerce de fournitures et accessoires artistiques.Cette voie n’est pas la sienne : il décide de renouer avec la peinture alors que sa santé s'améliore.

Avant Nervia: Strebelle et "L'Effort".

En 1912, Strebelle dessine au cercle libre "L'Effort". Il s'y lie d'amitié avec Auguste Oleffe et compte bientôt parmi les artistes qui fréquentent la maison et le jardin du peintre à Auderghem, ceux que plus tard Paul Fierons appellera les "Fauves Brabançons" . On connaît l'influence positive et les encouragements que prodigua Oleffe à Rik Wouters, Charles Dehoy ou encore Anne-Pierre de Kat. Strebelle fut également profondément touché par l'art joyeux et positif d'Oleffe. Il analyse comment, son aîné dépasse l'impressionnisme par l'ampleur de la touche et, sans sacrifier aux séductions de la lumière, marie avec somptuosité les noirs profonds aux tons vifs et clairs. Il lui emprunte ces accords de bleus légers et de noirs veloutés que pimente parfois une note de rouge. Si Oleffe admirait ces combinaisons colorées dans les œuvres de Whistler ou Manet, Strebelle les raffine dans ses intérieurs opalescents (le tableau Enfant dans sa chaise, 1920, collection privée porte la mention "A mon ami Auguste Oleffe"). Jean Brussselmans et Ferdinand Schirren, d'autres proches d'Oleffe, retiennent également l'attention de Strebelle La Femme assise (1922, collection privée) dont les motifs géométriques de la robe entrent en résonance avec les différents aplats du tableau est très proche par sa touche des œuvres du premier; les tons irisés et les formes simplifiées de La dame en rosé (1924, Bruxelles, collection Dexia) sont dans l'esprit des recherches du second dont Strebelle admire la vision. Les conditions matérielles parfois précaires de l'artiste ou l'irruption de la guerre n'influencent que très peu les thèmes et le développement de ses œuvres entre 1914 et 1924. De délicates nuances modulent les harmonies des impressions, des natures mortes et des vues, nombreuses à mettre en scène le bonheur quotidien de la famille que que peintre vient de fonder. L'Heure Claire(1921, collection privée), par son titre, donne le ton.

Maternités, enfants sages.

" L'Effort" a contribué également au bonheur de l'artiste en le rapprochant de Clara Catharina Cochius, jeune peintre hollandaise. Il épouse "Poppy" (ou "Pop", son autre surnom) en 1914. La guerre éloignée,la Maisonnette que le couple aménage au Kammerdelle, aux confins d'Uccle, est le théâtre d'années heureuses. Plus tard, Charles Leplae et Albert Dasnoy auront leur ateliers à proximité. Tytgat, Grard, Delvaux, les frères Logelain et Haesaerts compteront parmi les familiers de l'endroit. Au sortir de la guerre, "Papa Dop" est tout occupé à peindre les portraits de son
épouse et de ses enfants Jean-Marie et Claude, nés en 1916 et 1917. Il croque les vacances à la plage, le quotidien et ses mille joies, les beautés fragiles de la nature et le climat enjoué de la maison. Leur légèreté, leur poésie ou leur éclat instillent les huiles, les gouaches et les aquarelles légères et spontanées. Un soupçon de mélancolie, une note de nostalgie nuancent cependant d'un bémol l'hédonisme des thèmes. Poppy qui a encouragé le retour à la peinture après les déboires commerciaux et les soucis de santé, est là pour veiller à éloigner tout tracas, parfaire l'hospitalité des lieux. Elle incarne la femme spirituelle et enjouée, puis les mystères et le sacerdoce de la maternité. Les enfants sont observés avec précision et fascination. Strebelle, comme autrefois Evenepoel qu'il a côtoyé chez Crespin, approche leur quiétude et nous accompagne aux portes de leur univers insondable et intime. Peintre des enfants sages et d'une mère aimante et "souciante", il multiplie les ellipses et les simplifications pour cueillir comme d'un souffle et en un clin d'œil l'impression et les moments lumineux de petites scènes simples et retenues (Séance de couture, 1919, collection privée; Les Ecoliers, 1921, collection privée; aquarelles Pop et les enfants sur la plage, vers 1922, collections privées). En 1922, peu après une première exposition personnelle couronnée de succès au Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles, Strebelle postule un titre de professeur à l'Académie de dessin et des arts décoratifs de Molenbeek. Il l'obtient l'année suivante. Le destin cependant est cruel et s'abat sur la petite famille du peintre. Anne-Claire - "Nane" - née en 1924 meurt l'année suivante, le 25 décembre. Dans la douleur Rodolphe Strebelle peint un chef-d'œuvre: Nane aux coquillages (1925, collection privée). Le cadrage en légère plongée accentue la fragilité de la fillette qui se détache sur un arrière-plan dépouillé que rehaussent quelques objets transcrits avec précision. Les coquillages sont ceux que Poppy et les enfants collectionnent pendant les vacances; la cage vide symbolise l'absence,"comme (l'enfant), l'oiseau échappé". Grave, sereine, la Femme enceinte de 1927 (collection privée) renoue après les épreuves avec l’espoir et le thème de la maternité .Pop est enceinte d’Olivier .

Nouvelles possibilités expressives. L'enfant aux anges (1925, collection privée) ou la famille de Recueillement (1926, collection privée) montrent le renouvellement de l'inspiration de Strebelle et des élans de spiritualisation que renforce la disparition prématurée de Nane. Les scènes restent lumineuses mais le mystère, parfois dans le sens chrétien du terme, se substitue maintenant a la mélancolie. Ie coloris beaucoup plus sobre qui décline les gris ou les bruns en camaïeux étouffés, l'archaïsme et les contours monumentaux des personnages aux yeux étirés en amandes témoignent de nouvelles influences et d'une métamorphose du style. Le dessin trace avec acuité les êtres et les objets. La composition de Nane aux coquillages, l'élégance graphique et " préci(eu)se" des détails du tableau ou de quelques Natures mortes de 1924 (collections privées) évoquent les tableaux parisiens de Foujita. A ce moment. Strebelle est également très proche de l'univers formel et thématique de Gustave Van de Woestyne. Comme chez ce dernier, les thèmes religieux ou mystiques prennent pour cadre les Flandres et le Brabant. Une parenthèse s'ouvre dans l'évolution de la peinture moderne depuis les impressionnistes pour renouer avec les traditions et merveilles des Trecento et Quattrocento toscans ou des primitifs flamands. La silhouette lourde et un peu gauche des pavsans perpétue celle des anonymes de Bruegel ou les sujets des arts populaires. Et comme également - plus récemment- chez Maurice Denis et Jakob Smits. l'or des auréoles resplendit dans Marie en Flandre (1929, collection privée). On cite souvent dans un même élan l'important portrait des Enfants Peeters (collection privée) peint par Strebelle en 1925 et La table des enfants (Bruxelles. musée David et Alice van Buuren) que Van de Woestyne termine en 1919. Outre le regroupement des enfants autour d'une nappe blanche qui détaille, en autant de natures mortes, jouets ou vaisselle, rapprochent ces deux chefs-d'oeuvre de l'élégance graphique, l'intensité des regards et l'harmonie claire. Mais à trop insister sur l'influence de Van de Woestvne. on écarterait les suggestions formelles d'une époque éclectique qui dans les valeurs tempérées d'un modernisme assagi et "retourné à l‘Ordre se définit aussi bien chez Strebelle (8) que chez Floris Jespers ou le jeune Paul Delvaux ('9). Le synthétisnie accru de la forme se justifie par ailleurs dés 1925 dans l'ambitieux carton de tapisserie les saisons (collection privée). Strebelle accomplit une importante traversée des formes: après avoir, au contact d'Oleffe. Brusselmans ou Schirren. fructifié les héritages impressionnistes et fauvistes. il réoriente son attention vers Puvis de Chavannes. Piero délla Francesca ou Giotto. I.'ordre, l'équilibre et l'harmonie plutôt que l' impression ou le cri: les nuances et les profondeurs de la grâce. Justes et précises de ligne, délicates de couleurs ou discrètes et rêveuses d'atmosphère. les tableaux ont cette "grâce" que les membres du groupe Nervia assignent à leurs propres créations et placent au coeur de leur démarche. En 1929, Strebelle vient de les rejoindre. " Je suis rarement gai en peinture ..." Strebelle n'a jamais recherché l'attention à tout prix. Il est même proche de l'ascèse à cette époque et apprécie que ses œuvres s'inscrivent modestement dans des ensembles, des présentations collectives. C'est ainsi qu’il conçoit sa participation à Nervia tout en étant très proche dans le ton et la retenue des thèmes des autres artistes du groupe. Un autoportrait (1931, collection privée) nous le présente au travail comme si nous prenions la place du modèle. L'imprimé du rideau et la simplicité naïve de la nature morte introduisent les justes contrastes dans un ensemble chromatique strict typique de son refus de la séduction facile. Sérieux et concentré, Strebelle apparaît comme un artisan timide dont les lunettes rondes affûtent la vision.

En 1938. l’ autoportrait aujourd'hui conservé à Anvers (Koninklijk Muséum voor Schone Kunsten) va encore plus loin dans l'austérité. Hormis un frêle et touchant bouquet à gauche de l'artiste vêtu de sombre, seules deux droites esquissent un espace dans la matière crayeuse du fond. Devant nous, le peintre se détache puissamment, tel un maître de la Renaissance. Le portrait occupe avec le paysage (cl. infra) une place importante à cette époque. Strebelle persévère dans l'excellen- ce quand il représente l'enfance. La Fillette sous un arbre {Enfant un jardin, 1930, Liège, Musée de l'Art Wallon, dépôt de la Comnunauté française) ou les "images" de son petit dernier, Olivier (Olivier à la guitare, clollection privée; Portrait d'enfant, 1936, .ancienne collection de la Province de Brabant; I.'enfant malade, 1938, collection privée), s'imposent par leur distinction et leur équilibre. Une manière un peu contrainte et cette fragilité de l'harmonie qu'un rien pourrait brutaliser y génèrent une tension subtile. Amoindrir l'éclat du bleu de la robe, aviver le rouge du chandail d'Olivier ou retrancher ce petit cactus en pot et ce coquillage: Le charme s'estomperait exceptionnellement. Strebelle répond à cette époque à la commande de quelques portraits. Celui de Madame Pierre Lacroix (Jeune fille a la robe de velours bleu, 1934, collection privée) est "retravaillé sans cesse jusqu’à en avoir épuisé toutes les possibilités de perfectionnement; alors seulement, et encore à contre- coeur, (Strebellel cède son œuvre au propriétaire, disant humblement "Voilà, c'est tout.Je l'ai fait ce qlue j’ai pu". Cette modestie et cette probité contrastent avec des œuvres ambitieuses par les sujets et les formats. Strebelle renoue avec la peinture décorative et monumentale. La conception d'un vitrail sur le thème de Saint-Hubert pour la chapelle rovale de l'Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles (1935) suit quelques travaux pour l'église de l'abbave de la Chambre à Bruxelles où il intègre le corps professoral de l'Institut Supérieur des Arts Décoratifs voisin. Plus insolite - mais très approprié dans le contexte de Nervia - un nouveau carton de tapisserie prend pour thème Le doudou de Mons'.

Un genre fidèle: le paysage.

Sites de prédilection et étapes d'une vie, transpositions délicates ou moroses des é tats d'âmes de l'artiste, les pavsages se mul- tiplient dans l'oeuvre du peintre à la fin des années 1920 pour dominer la nu de sa car- rière. De la subtilité des transparences et des lumières des pavsages italiens du voyage de noces aux vues bretonnes de la fin en passant par les accords synthétiques et colorés des villages espagnols ou du Sud de la France où Strebelle se mesure à d'autres fauves, ces oeuvres nous proposent un itinéraire qui nous entraîne de la sensation extérieure vers une intériorisation plus exigeante. Dans les années 1930, Strebelle consacre l'essentiel de son temps à dépeindre des paysages marins sur papier. La Bretagne (Audierne, Guilvinic, Loguivy et la Trinité sur Mer) ou les dunes et les quais de Nieuport autrefois arpentés par Auguste Oleffe se résument en de grandes masses diluées grises et bleutées que viennent annoter des rehauts graphiques fouillés. Plus sombres sont les vues des Ardennes Longueville, Vance, Chassepierrerre) où Srebelle passe durant le second conflit mondial. Avec le paysage l'artiste trouve ses der- niers triomphes publics: en 1950, invité à Santa Margarita Ligura en Italie avec d'autres artistes belges, il remporte le pre- mier prix d'un concours de paysages; en 1954, le bois de la Cambre déploie en arrière-plan ses frondaisons dans la tapisserie La fête du 21 juillet. " ous tous les Strebelle, vivez pour la beauté" En 1959, Rodolphe Strebelle est mis à l'honneur au 33eme Salon des Peintres de la Mer au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles'". Taf Wallet. Léon Devos, Gustave Camus associés autrefois avec lui dans l'aventure de Nervia sont également présents à l'exposition. Quelques semaines après que celle-ci ait fermé ses portes, le peintre s'éteint doucement le 9 mai. Il laisse derrière lui de nombreux élèves, de plus nombreux amis, son é pouse si tendrement aimée, fière de ses trois fils beaux comme des "princes hindous". Les enfants empruntent la voie créatrice des parents. Jean-Marie sera peintre, Claude architecte et Olivier céramiste et sculpteur: une dynastie d'artistes est née.

1 Hommage à Strebelle. in Les Peintres de la mer (33' salon). Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 1959, Bruxelles, Laconti. (n.p.).

2 Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles. 17-26 février 1922: Galerie Le Centaure. Bruxelles. 12- 23 mars 1927.

3 Centre d art d' Uccle eu 1921 comme membre fondateur. "Pour l'Art" à Bruxelles comme membre effectif eu 1922, salon d'automne parisien de 1922 ou encore les salons triennaux depuis 1910. Plus tard Strebelle s'associera à " L'Art Libre de Bruxelles (membre fondateur) en 1932 ou a 'Als ik Kan" d'Anvers (1933).

4 En 1925, une première monographie, celle de Georges Marlow, comprend un florilège de critiques et louanges que suscitent les premières oeuvres exposées de l'artiste.

5 CL Serge GOYENS de HEUSCH, Les Fauves Brabançons, Bruxelles. Galerie du Crédit Communal. 1979, p. 99.

6 Marina Tolstov in Rodolphe Strebelle, Ixelles - Liège - Tournai. Musée - Musée de la Boverie - Musée des Beaux-Arts. 1981, n. p.

7 e.g. 1 Autoportrait de 1921. acquis la même année par les actuels Musées Rovaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles.

8 Voyez La Dame de cœur. 1926. collection privée, ou encore Mère et enfants. 1926. Bruxelles, Musées Rovaux des Beaux-Arts de Belgique.

9 Les nus "lisses aux yeux sombres" peints alors par ce dernier (e.g. Nus et enfants dans la forêl, 1928-9. Bruxelles, Musées Rovaiix des Beaux-Arts de Belgique) sont étonnamment proches dans leurs formes des figures de Strebelle.

10 Marina Tolstoy in Rodolphe Strebelle. Ixelles - Liège - Tournai. Musée - Musée de la Boverie - Musée des Beaux-Arts. 1981.nl. p.

11 Verrières de l'Annonciation et de la Nativité exécutées par Colpaert d'après Strebelle en 1931 dans le transept droit. Suivront le vitrail Saint Bernad au dessus de l'entrée du cloître en 1946 et enfin l’ importante peinture murale La Légende de Saint François d'Assise sur un des murs du cloître en 1952.

12 A partir de 1938: Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et des Arts Décoratifs. Strebelle y donne cours d'illustration du livre, cours d ornementation appliquée aux métiers d art, de 1935 à 1946.

13 Présentée dans le Hall d honneur du Pavillon belge à l'Exposition de Paris en 1937, la tapisserie sera offerte après la seconde guerre mondiale a Winston Churchill, Elle se trouve actuellement à la Chambre des Communes de Londres. Un autre exemplaire tissé en 1986 par l’ Atelier de la fonds de la Tapisserie a rejoint le patri- moine de la Communauté française de Belgique.

14 Ses vues de Collioure (à partir de 1926) sont indissociables de celles de Matisse ou Derain peintes au début du siècle mais se rapprochent par leur sobriété de celles du fauve brabançon Willem Paerels (début des années 1930).

15 Poppy Strebelle, lettre-testament du 17 mars 1947. Cité in Denise Lelarge. la généalogie et l'héraldique au service de l‘histoire de l’art. Une dynastie d'artistes: les Strehelle in " L'Intermédiaire des généalogistes", XXXVII 217, Bruxelles. 1982. p.56. 16 14 février- Ier mars 1959. Catalogue.