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Roger SOMVILLE

 

Repères biographiques

 

Né à Schaerbeek (Bruxelles) le 13 novembre 1923.
Études à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et chez le peintre Charles COUNAYE (La Cambre - Bruxelles).

Membre Fondateur de la « TAPISSERIE DE TOURNAI » (1946), de « FORCES MURALES » (1947), de la « CERAMIQUE DE DOUR » (1951), du « MOUVEMENT REALISTE » (1969) et du « COLLECTIF D'ART PUBLIC » (1979).


Il est l'un des principaux représentants de l’attitude réaliste sur le plan national et international.
Auteur de nombreuses œuvres murales, notamment à la station de métro Hankar (600 m2, 1974/76) à Bruxelles et à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve (400 m2, 1987).
Auteur de nombreuses tapisseries dont « Le Triomphe de la Paix » au Palais des Congrès de Bruxelles (80 m2, 1963).


Prix Koopal (1957) ,Prix Anto Carte (1960) et prix de la Critique (1968-69) avec Hans BELLMER.

 

Appréciations:


On ne peut parler de Roger Somville sans donner la parole à ses tableaux. D'un chromatisme intense, ceux-ci sont en effet comme le miroir de ce personnage haut en couleurs. Ils sont le lieu d'où émergent émotion, sens et puissance.

Au-delà de la maîtrise qu'il a de son art, Somville se veut le continuateur d'une tradition picturale vivante, résolument expressive. Toute son œuvre trend à un réalisme actuel, centré sur un humanisme social.

Refusant l'art pour l'art, Somville veut donner du sens à son geste et à sa toile. S'insurgeant contre les injustices de tout ordre, se rebellant contre l'impérialisme économique, cet agitateur permanent du cours tranquille de la vie refuse la banalisation des choses.

Somville dépeint en grand format tout ce qui est un frein à la liberté, à l'amour et tout simplement à la vie : la guerre, l'errance, la pauvreté, ... De temps en temps, le peintre laisse le fil rouge de son œuvre se dénouer autour d'une toile d'amour et de liberté : un nu s'évade alors, un couple s'enlace et regarde l'avenir...

Artiste authentique à la créativité foisonnante, à l'expression généreuse, Somville compte parmi les peintres belges importants. Fidèle à lui-même dans sa peinture, mais aussi dans ses paroles, ses actes et les écrits, Somville se laisse guider par le regard qu'il porte sur le monde et par sa quête d'un bonheur fait à la mesure de son imaginaire : un bonheur hors format

Chaque époque de l'histoire a vu la génération humaine agir pour changer le cours des choses. Mais dans notre monde en danger, la quête de l'amour et des libertés est un perpétuel combat. Parce que l'amour et la liberté n'existent pas en soi, il faut en effet se battre pour qu'ils existent. C'est cet appel au bonheur qui transcende toute l'œuvre de Somville. Peintre d'une certaine forme de volupté, il magnifie l'amour. Peintre de combat, il fait de l'acte pictural son arme personnelle pour dénoncer la guerre, la sauvagerie et l'exploitation de l'homme par l'homme. Au-delà de l'événement qu'il peint, au-delà du caractère qu'il dépeint, il faut poser ces questions essentielles : comment vivre l'amour et comment être libre nonobstant les travers de notre société ? Ces questions se retrouvent au cœur de cette exposition. Parmi les 75 œuvres qui y sont présentées : dessins, peintures, grands formats et inédits.

Rétrospectives en Belgique :

Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et de Charleroi, Casino d’Ostende, Maison de la Culture de Namur, Centre Culturel de Malines, Centre Culturel de Louvain, Grand Hornu, Musée du Botanique à Bruxelles, Musée des Beaux-Arts de Liège, Centre Culturel de Mouscron, Ville de Jodoigne, Maison Communale de Schaerbeek et Mundaneum à Mons.

Rétrospectives et expositions à l'étranger :

Amsterdam, Berlin, Moscou, Cologne, Mexico, Sofia, Paris, Rome, Budapest, La Havane, Managua, Bâle, Limoges, Barcelone, Bobigny, Saint-Denis, Clermont-Ferrand, Chamalières, Vichy, Numazu, Tokyo et Genève.


Participation aux salons d'ensemble de Bruxelles, Gand (« Figuration et Défiguration », 1964), Paris, Venise, Lausanne, Bâle, Lugano, Sofia, Ljubljana, Heidelberg et Dublin.

Écrits :


« POUR LE REALISME » (Ed. Cep, Bruxelles et Ed. Le Pavillon, Paris, 1970) et « HOP Là !, LES POMPIERS LES REVOILA » (Ed. Cep, Bruxelles, 1975), tous deux préfacés par Yvon-Marie WAUTERS, « PEINDRE » (Ed. Luce Wilquin, Avin, Belgique et Ed. Le Temps des Cerises, Pantin, France, 2000), « UN PEINTRE PRMI LES GUEULES NOIRES » entretien avec Gilles MARTIN (Ed. Aden, Bruxelles, 2001).


Livres importants qui lui sont consacrés : « Roger SOMVILLE et le nouveau réalisme » par Guy DORNAND (Ed. De Meyer, Bruxelles, 1966), « SOMVILLE » par Marcel FRYNS et Emile LANGUI (Ed. Dereume, Bruxelles, 1973), « L'œuvre gravé de SOMVILLE » par Philippe ROBERTS-JONES (Ed. Galerie Présences, Bruxelles, 1974), « Les dessins de SOMVILLE » par Paul CASO (Ed. Arts et Voyages, Bruxelles, 1976), « SOMVILLE » par Pierre MAZARS (Ed. Art Poche, Bruxelles, 1982), « SOMVILLE » par Gita BRYS-SCHATAN (Ed. Vokaer, Bruxelles, 1988), « SOMVILLE - Le dessin de 1943 à 1993 » par Serge GOYENS de HEUSCH (Ed. fonds pour l'Art Belge Contemporain, Bruxelles, 1993) et « SOMVILLE – Tapisseries 1945-1999 » par Jean GOLDMANN (Ed. Mardaga, Sprimont, Belgique, 1999).


Figure dans le « Grand Dictionnaire Encyclopédique » (Ed. Larousse, Paris, 1985) , dans « L'Aventure de l'Art au XXe siècle » de Jean-Louis FERRIER (Ed. Chêne-Hachette, Paris, 1991) et dans le « Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains » de Jean-Pierre DELARGE (Ed. Gründ, Paris, 2001).

Oeuvres représentées :

dans les collections publiques et privées belges et à l'étranger : musées de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, Paris, Sofia, Mexico, Moscou, Dresde, Lund, Canton, Faënza, Lisbonne, Lidice, Banjaluka, Skopje, Gabrovo, Tel-Aviv, La Havane, Chantilly, Bobigny, Saint-Denis (France), Bruxelles, Antwerpen, Charleroi, Gent, Tervuren, Ixelles, Kortrijk, Liège, La Louvière, Mechelen, Mons, Ostende, Verviers, Tournai et Louvain-la-Neuve.


Travail dans son atelier de Tervuren (Belgique) depuis 1948 et dans celui d'Olmet (Puy-de-Dôme, France) depuis 1958.

 

voir site fonds Roger Somville

 

Oeuvres