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Yvon Vandycke, d'Obourg

 

Repère biographique :

Originaire de Charleroi, où il est né le 17 mars 1942, Yvon Van Dijck épousa une régente technique qui enseigne aux écoles techniques de St-Ghislain et est l'heureux père d'une fille Sarah et d'un fils Patrick.

Après ses humanités, le lauréat suivit, de 1958 à 1963, les cours de l'Académie royale de Mons où il eut comme professeur M. Gustave Camus. Deux ans plus tard il repassait à nouveau les ports de l'établissement artistique montois, comme professeur de dessin cette fois.

De 1965 à 1975 Professeurs de dessin de composition à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons.

Depuis 1975 Professeur de peinture à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons.
Dès l'année de sa sortie de l'Académie, M. Van Dijcke remporta le "Prix du Hainaut" et depuis lors il fut encore lauréat du Prix Dasselborne en 1968 et la même année Prix de peinture de l'Académie de Belgique, Prix Villa Toriani en 1971 et Prix Caty, également en 1971.

C'est à proximité des vestiges prestigieux de l'abbaye de Saint-Denis, au n° 6 de la rue de la Filature, que nous avons peu rencontrer Yvon Van Dijcke, le principal lauréat 1972 du Prix Anto Carte. Pour la première fois depuis pas mal d'années, c'est un artiste peintre hennuyer qui remporte ce prix important. Seul Roger Somville, en 1960, fut le deuxième lauréat de ce concours. Cet honneur peut être considéré comme une victoire pour le groupe "contestataire" MAKA dont il fait partie.

 

Appréciations :

Figurative avant tout, la peinture d'Yvon Vandijcke présente sous un fond tourmenté, une âpreté dans son message, une dureté dans sa consistance plastique. Elle se caractérise surtout par un trait fortement grossi volontairement noirci pour sa dureté imprimée et sa signification.

L'oeuvre entière de Yvon Vandycke nous met en contact avec un univers de tension et d'angoisse. Bien qu'il présente l'humanité dans des situations dont il ne nous épargne aucune laideur, il faut comprendre que l'artiste est un être passionné aimant la vie et les hommes.

C'est pourquoi il crie son horreur et son dégoût face au monde qu'ils se façonnent et à la manière dont ils disposent de la vie.
"Le monde est laid
La vie est belle
Le monde si vrai
Si fausse ritournelle"

En ayant l'air de traiter certains sujets avec ironie, il en accentue davantage la portée dramatique.

 

 

 

Oeuvres réalisées :

1958 "La jument à 2 têtes". Editions du C.E.L.F. Malines
1960 "Les os creux". Editions du C.E.L.F. Bruxelles
1963 "Dire Pagaille"
1960 "Li ptit ozé"
1963 "L'éclipse"
1965 "Foule de corps morts. Parfois les hommes sont seuls"
1966 "Good night... La vision d'Elie. La pétrification. Comme un rat."
1967 "Pocket corpse"
1968 "Homme à abattre. Avec la vie. Tableau de chasse."
1970 "Un rêve héroïque. La visite à l'atelier. La poupée bleue. Un dimanche à la campagne.
Suzy c'est la vie"
1971 "Monsieur Louis, Monsieur François"
1972 "Monsieur Pierre. Sur la terre et dans le ciel. Après quoi couic. Quand mai gai. La momification."
1973 "La nuit, l'enfance"
1975 "Le ciel est bleu, couic. L'esprit cocardier, une bonne cible."
1963 "Contribution à une ontologie" Galerie Albert 1er Bruxelles
1967 "An attendant la bombe" Galerie Albert 1er Bruxelles
1969 "Les cubes" Galerie Albert 1er Bruxelles
1971 "Insurrection – résurrection" (en compagnie de C. Leroy). Galerie Albert 1er Bruxelles
1972 "Vandycke dingue donc" Galerie Albert 1er Bruxelles
1974 Galerie Nova Malines (en compagnie de C. Leroy)
1975 "Trente petits formats" Galerie du XXe siècle Charleroi
1976 "Rien qu'un peu de peinture de 1960 à 1975" Galerie Breckpot Anvers
1977 "Vandycke rien qu'un peu de peinture véritable et véridique" Galerie Racines I Bruxelles.

Oeuvres